« Le meilleur du Web 2.0 en 2005 | Page d'accueil | 41 centimètres de neige »
vendredi, 16 décembre 2005
Entrevue avec Caterina Fake
Je devais publier un article sur le Web 2.0 dans le magazine En Route. Une divergence de point de vue sur l’angle à adopter a mis fin à cet engagement. Je vais donc profiter de mon blogue dans les prochaines semaines pour partager le matériel recueilli pour la préparation de cet article. Voilà donc pour débuter une entrevue réalisée avec Caterina Fake, l’une des fondatrice de Flickr.
D’abord, j’aimerais savoir ce que vous pensez du fait que Flickr soit toujours cité comme exemple pour définir le web 2.0 ?
Il est vrai que les gens citent toujours Flickr en exemple lorsqu’ils parlent de Web 2.0, et nous adorons cela ! En fait, avec Flickr, nous avons simplement renoué avec ce que nous aimions d’Internet avant la cyberexplosion qui a marqué la fin des années 1990: la publication personnelle et la communication.
Vous doutiez vous qu’en créant Flickr vous alliez participer à un mouvement qui allait se répandre si rapidement sur le web ?
Nous ne nous attendions pas du tout à ce que Flickr entraîne une révolution. Au départ, Flickr n'était qu'un projet secondaire, mais sa popularité s'est répandue comme une traînée de poudre !
Quelles étaient vos attentes en créant Flickr ?
Ce qui nous importait le plus, lorsque nous avons créé Flickr, c’était de lui donner une dimension sociale. Nous avons bâti le site sur une structure ouverte afin de permettre aux utilisateurs d’y aménager leurs propres espaces et de s’y regrouper; bref, de créer eux-mêmes le site, en quelque sorte. Il est surprenant de voir à quel point les gens sont créatifs ! Les groupes qu’ils forment et les projets qu’ils réalisent en collaboration sont étonnants !
Êtes-vous surpris de voir ce besoin qu’on les gens d’entrer en contact les uns avec les autres ?
Cela ne me surprend pas du tout. Les gens ressentent le besoin d’attirer l’attention des autres et de leur prêter attention en retour ; ils aiment cela. J’appelle cela la « culture de la générosité ».
Finalement, trouvez vous que le monde ressemble davantage au village global tel qu’imaginé par Marshall Mcluhan dans les années 60 ?
J’aime le village planétaire. Grâce à Flickr, j’ai rencontré des gens de l’Inde et des Émirats arabes unis. La photographie est un moyen extraordinaire de rapprocher les gens de divers continents et d’abolir des distances encore plus marquées, comme la culture et la langue.
21:10 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Caterina Fake, Flickr, web 2.0

