jeudi, 08 février 2007
We are the Arcade Fire and we are from Montreal
Je me suis acheté un agenda, un vrai, avec du papier sur lequel on peut écrire avec de l’encre. Écrire que j’avais rendez-vous au garage...rouler en écoutant cette pièce juste avant d’aller voir un concert où la voiture n’était pas bienvenue.
Il faisait froid mercredi soir au coin de Fairmount et Hutchison. Pour la première fois j’allais entrer à la Fédération ukrainienne…en haut des escaliers, une vue en plongée de la Croissanterie, qui semblait tout droit sortie d’un film de Claude Sautet.
Nous nous sommes installés au balcon dans de larges bancs d’église. Sur scène, une bible en néon qui aurait pu appartenir à une église du Sud des États-Unis et cette petite fille lisant en français cette fable de La Fontaine.
« Nous nous laissons séduire sur aussi peu de fondement. Et chacun croit fort aisément ce qu’il craint et ce qu’il désire. »
Win en Dr.Martens avait l’air de Ian…l’Angleterre peut bien s’en être entiché. Reste qu’il y avait aussi Régine, qui a parlé exclusivement en français, réconfortant les fans chauvins du groupe en chantant une reprise de Gainsbourg à faire baver d’envie les organisateurs d’un futur hommage à l’homme à tête de chou…
Et Haïti, reprise en cœur pendant toute la durée du deuxième rappel…c’était à donner des frissons.
Reste que celle qui me reste dans la tête ce matin, c’est Intervention qui jouera bientôt à fond la caisse dans ma caisse…
Oui, je crois que Neon Bible sera un nouveau classique…
10:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Arcade Fire, Montréal, Montreal, Fédération ukrainienne
jeudi, 25 janvier 2007
Panoramio
L’automne dernier il y avait cette vespa à l’angle de Bernard et Champagneur. Sous l’enseigne du cinéma Outremont, ça donnait un look Nouvelle vague à la scène. En quelques clics, la photo noire et blanche se retrouvait sur Flickr parmi des milliers de photos de la ville.
Mais voilà que Panoramio pousse plus loin le plaisir de découvrir la ville et le monde sous tous ses angles. Panoramio qui fonctionne de pair avec Google Earth permet de poster vos photos sur les lieux même de leur prise de vue. Pour le moment, la carte de Montréal est plutôt clairsemée, il y a bien quelques photos des principaux lieux touristiques…mais c’est tout. Alors voilà, colonisons maintenant, on a Montréal et le monde comme canevas.
10:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Flickr, Panoramio, Google Earth, Montréal, Outremont, Vespa
samedi, 30 décembre 2006
Exit 2006
L'année est finie et je me sens comme à la fin d'un épisode de Six Feet Under avec cette pièce en trame sonore :
You have good friends;
You have a lover;
When friendships end
You will still love her.
J’essaie de me rappeler l'année faste qui vient de passer bien trop vite devant mes yeux...sachant que l'oubli me guette.
Quoi retenir ?
Retenir que la migration des auditoires est belle et bien amorcée.
Retenir la poussée fulgurante du rock québécois indépendant parmi toutes les couches de la société.
Retenir comment une nouvelle génération a pris le contrôle d'un aspect encore en friche de la sphère médiatique.
Retenir, comment en 4 minutes, ces billets se sont envolées.
Retenir l'arrivée des blogues commerciaux…des blogues corporatifs.
Retenir qu’après l’achat de My Space par News Corporation ainsi que de Del.icio.us et Flick’r par Yahoo, You Tube a été acheté par Google au prix de 1,65 milliards de $.
Retenir que jamais la liberté d'expression n'a été aussi grande, accessible, mais aussi dangereusement récupérable.
Retenir comment la marge est nécessaire, saine pour une société en perpétuelle recherche d’identité.
Retenir cette photo, cet épisode, ce clip.
Retenir Band of Horses et cette chanson.
Retenir ce film.
Retenir que la mémoire est sélective mais qu'heureusement nous sommes à l'archiver.
01:15 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Swan Lake, Band of Horses, 2006, Exit 2006
mardi, 28 novembre 2006
Chair à canons
C'est bizarre...à moins que je me trompe, c'est la première fois qu'un soldat québécois tombe en Afghanistan. Si vous avez regardé le Téléjournal mardi soir, la nouvelle a été traitée quasiment en fin de bulletin. J'ai l'impression que c'est presque devenu banal que des soldats canadiens se fassent descendre là-bas. Qu'est-ce qui se passe ? On dort au gaz ou quoi ?
22:25 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 22 novembre 2006
Culture pub
Je ne sais pas si vous connaissez La pharmacie de l’espoir, un film malheureusement mal distribué. Si je vous parle de ce film, réalisé par François Gourd, c’est qu’il accompagne ma réflexion sur la création, sur le rôle de l’art et de la culture dans notre société.
Le film est né d’une idée toute simple, celle de réunir au même endroit une bande de comédiens ayant pour seule directive d’arriver sur place dans la peau d’un autre. Ce qui c’est produit, dans cette ancienne pharmacie devenue Café Esperanza, est magique. Pendant une journée, au moins cinq caméras ont filmé trois générations de comédiens improviser, créer et raconter des histoires.
Ce qui est génial, c’est que personne n’a été payé pour ce film, ce qui en fait, à mon avis une œuvre rare. Une telle aventure témoigne de la générosité de ces acteurs ainsi que d’une prise de conscience de l’acte de créer. Je crois bien sûr que les artistes méritent d’être payés à juste prix, mais je crois qu’à la base l’acte de créer doit être gratuit.
Mais est-ce encore possible aujourd'hui de créer pour le plaisir, en marge du haut parleur du boulevard René-Lévesque ? De ne pas se prêter au jeu d’une émission culturelle tournée comme une pub ? De passer des studios de CISM à ceux de Christiane Charrette en moins d’un mois ? Tant mieux pour les artistes me direz-vous…peut-être bien que oui, mais peut-être bien que non aussi.
Ce que je crains, ce n’est pas que tout le monde en parle…ce que je crains, c’est l’effet mode qui a pour effet d’uniformiser la création locale. On produit rapidement, on laisse peu de traces et on se fait également oublier rapidement. Qu’est-ce qu’on va retenir de notre époque ? Qu’elle était bouillonnante sur le plan culturel ? So what ! Pis après ! Tant que la culture nous sera présentée comme une pub de I Pod, d'écran plasma ou de cellulaire, nous ne retiendrons pas grand-chose, sinon qu’il y a des gens qui veulent nous vendre des trucs. Nous allons peut-être accrocher, mais en général, on risque fort de zapper. Mais parfois, je me dis qu’il y a encore de l’espoir, alors s.v.p. Angelo et Didier, rester à Vox, résister encore un peu…
15:10 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : La pharmacie de l’espoir, François Gourd, Café Esperanza, CISM, Christiane Charrette, Le 9.5, Angelo Cadet

