vendredi, 27 octobre 2006

Harvee

Les plus hipster d’entre vous les connaissez déjà, anyway, Harvee me ravi. L’album a été enregistré depuis un moment dans le désormais légendaire studio hotel2tango. Des ambiances sonores voisines des Arcade Fire donc ? Oui un peu, dans les harmonies vocales peut-être, dans l’orchestration aussi…mais ça me rappelle aussi les Talking Heads. Dans la lignée moderne des Clap Your Hands Say Yeah et Island disons…et la voix…vous souvenez vous des Mighty Lemon Drops, j’aimais bien ce groupe.

vendredi, 20 octobre 2006

La voie royale des médias

Je prête une oreille à Christiane Charette, comme je prêtais une oreille à Bazzo et comme, avant Bazzo, je prêtais aussi une oreille à Christiane Charette…

Christiane Charette qui désormais incarne bien l’évolution de la radio. Une évolution marquée, comme dans tous les autres médias traditionnels par l’arrivée du web. Je ne vais pas énumérer toutes les innovations que le web a apportées, vous les connaissez déjà.

Non ce que je remarque, c’est l’ouverture du monde des médias traditionnels aux nouvelles technologies du web. Plus qu’une ouverture, c’est une excitation – une hype, pour employer un mot tendance…

Je me souviens, il y a quelques années, alors que je faisais parti de l’équipe des nouveaux médias de Radio-Canada, de la réticence des gens de la radio face à Internet. On nous regardait de haut, on ne comprenait pas l’utilité du médium. Ce n’est sans doute pas une coïncidence si Bruno G. réalise l’émission de Christiane Charette. L’Internet n’est pas seulement utilisé par cette émission comme un outil de messagerie, mais comme un véritable babillard en mouvement…d’autant plus que l’ouverture dont témoigne l’animatrice face aux blogues est rafraîchissante.

L’Internet est devenu, à mon sens, la voie royale des médias. On l’a ignoré, maintenant on le désire et il bouscule tout sur son passage à commencé par les cloisons des salles de nouvelles…un nouveau journalisme est née. Heureux celui qui saura manipuler une caméra – un appareil photo, saura faire du montage audio - vidéo et surtout aura un contenu intéressant à proposer...et on assistera bientôt à des autodafés de convention collective.

jeudi, 19 octobre 2006

Marchand d’images (bis)

Nous ne faisons pas souvent l’effort de décoder les images qu'on nous bombardent au quotidien. C’est pourquoi j’aime bien cette pub de Dove qui dévoile l’envers de l’image.

Cette image vous dit quelque chose? De quel film est-elle tirée? Vous souvenez-vous de la scène qui venait juste avant?

La bande-annonce d’un roman qui m’a fasciné est en ligne – j’ai hâte de voir la scène finale…

Si je vous donne deux grands titres d’un magazine d’octobre 2006, en kiosque, vous pouvez me dire de quel magazine il s’agit ? :

-          Un job, des enfants mais…ACCROS À LA COKE

-          TÉMOIGNAGE : MON PÈRE EST UN SERIAL KILLER*

 *Indice : C’est un magazine sérieux, j’vous le dis ! 

mercredi, 11 octobre 2006

Marchand d'images

Je ne suis pas un grand fan de télé. Hormis Six Feet Under et Les invincibles, je n’ai rien vu de transcendant au petit écran ces dernières années. À l’échelle locale, il y a pourtant une chose sur laquelle les producteurs et les diffuseurs semblent s’être mis d’accord : remettre l’écriture au premier plan. D’ailleurs, le succès d’une série comme Six Feet Under et autres produits HBO n’est sans doute pas étranger à l’éveil de nos marchands d’images et c’est tant mieux. Tant mieux dans la mesure où notre télé se donne la liberté de créer des œuvres originales sans attendre les concepts venus d’ailleurs. Mais la partie est loin d’être gagnée puisque dans un petit marché comme le nôtre trop peu osent prendre des risques… et malheur a ceux qui se plaignent tout haut de cette situation. Lorsqu’un des auteurs des Bougons vient dire à la télé que Virginie (écrit par la productrice des Bougons) est une bonne émission ont à du chemin à faire…

Mais au risque de me répéter, le changement ne viendra pas des producteurs contraints de plaire aux diffuseurs, ni des diffuseurs contraints de plaire aux publicitaires, mais d’individus qui n’auront aucune contraintes créatives. Créer pour le plaisir de créer peu importe que le public soit ou non au rendez-vous. Je pense au 9.5 avec Didier Lucien et Angelo Cadet. Une émission déjantée à souhait – l’exemple parfait d’une plongée sans filet qui prouve que la télé d’ici peu encore se réinventer.

Parlant de création originale, j’ai commis avec François Gourd, Dominic Goyet et Bruno Boutot un photo-roman qui était d’abord destiné au magazine Urbania auquel je collaborais. Mais à mon grand étonnement, il n y a pas que les producteurs et les diffuseurs qui n’osent pas prendre de risques au Québec…jugez-en par vous-même ici. En passant, il existe des copies papier de Gourbania. Vous pouvez m’écrire au gourbania@hotmail.com pour en obtenir une copie. Le prochain numéro est en chemin…avis aux intéressés ou aux futurs collaborateurs.  

mercredi, 27 septembre 2006

L'instant

L'automne s’installe et j’imagine m’installer plus souvent devant mon ordinateur. Enfin je ne fais qu’imaginer.

J'ai commencé ce blogue, il y a près d'un an, à l'époque où, on s’intéressait à peine aux blogues sous l’angle du phénomène médiatique culturelle. Rappelez-vous il y a un an. Presque aucun journaliste n’avaient de blogue, certain d’entre eux n’en avaient même jamais entendu parler. En l'espace d'un an le blogue est devenu une immense toile impressionniste sur laquelle se dessine le monde. C'est expéditif dit comme ça, mais c'est juste de se rappeler du besoin qui a donné naissance aux blogues. Celui de contourner les voies actuelles d'informations, celui de créer un média parallèle qui draine rapidement une information différente sur le monde qui nous entoure. C’est juste de s’en rappeler de temps en temps, ne serait-ce qu’un instant.