vendredi, 20 octobre 2006
La voie royale des médias
Je prête une oreille à Christiane Charette, comme je prêtais une oreille à Bazzo et comme, avant Bazzo, je prêtais aussi une oreille à Christiane Charette…
Christiane Charette qui désormais incarne bien l’évolution de la radio. Une évolution marquée, comme dans tous les autres médias traditionnels par l’arrivée du web. Je ne vais pas énumérer toutes les innovations que le web a apportées, vous les connaissez déjà.
Non ce que je remarque, c’est l’ouverture du monde des médias traditionnels aux nouvelles technologies du web. Plus qu’une ouverture, c’est une excitation – une hype, pour employer un mot tendance…
Je me souviens, il y a quelques années, alors que je faisais parti de l’équipe des nouveaux médias de Radio-Canada, de la réticence des gens de la radio face à Internet. On nous regardait de haut, on ne comprenait pas l’utilité du médium. Ce n’est sans doute pas une coïncidence si Bruno G. réalise l’émission de Christiane Charette. L’Internet n’est pas seulement utilisé par cette émission comme un outil de messagerie, mais comme un véritable babillard en mouvement…d’autant plus que l’ouverture dont témoigne l’animatrice face aux blogues est rafraîchissante.
L’Internet est devenu, à mon sens, la voie royale des médias. On l’a ignoré, maintenant on le désire et il bouscule tout sur son passage à commencé par les cloisons des salles de nouvelles…un nouveau journalisme est née. Heureux celui qui saura manipuler une caméra – un appareil photo, saura faire du montage audio - vidéo et surtout aura un contenu intéressant à proposer...et on assistera bientôt à des autodafés de convention collective.
12:30 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Christiane Charette, Bruno Guglielminetti, Radio-Canada, Internet, Web, Médias traditionnels
vendredi, 20 janvier 2006
Comme un homme libre
Hier, j’ai entendu un très bon documentaire radio sur Gaston Miron. Au-delà de la poésie, ce qui me fascine lorsque j’entends parler cet homme, c’est son authenticité et son engagement politique et artistique. J’admire ces hommes qui défendent des causes nobles jusqu’à leurs derniers souffles malgré les vents contraires. J’aime savoir qu’il y a dans notre histoire des artistes qui ont sublimé leur art pour en faire une vie, une lutte, un exemple. Ils ne divertissent pas, ils dérangent, agissent sur l’inconscient et échappent au quotidien comme Gilles Groulx, Denis Vanier, Jean Basile, J.P. Riopelle, Jacques Leduc, Claude Gauvreau, Hubert Aquin, etc.
Seulement, parler d’eux relève de l’exploit. La télévision veut du divertissement, du jetable…les archives ne nous appartiennent pas, même si nous avons, semble t-il, une société de radio et de télédiffusion d’état. Les archives devraient être libre d’accès, libre d’utilisation, de diffusion ce qui n’est pas le cas. Des trésors dorment et vous n’en saurez rien. Ah si !, quelques vieilles pubs risibles des années 70 au show de Louis-José Houde. On est loin de 24 heures au plus…
11:00 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, radio-canada, gaston miron
dimanche, 01 janvier 2006
L'affaire Parenteau
Pour suivre les développements de l'affaire Parenteau, La tribu du verbe semble être l'endroit le mieux informé du moment. De plus l'auteur François Avard a publié à ce propos un excellent texte d'opinion dans l'édition de la Presse du 30 décembre dernier. À suivre...
11:30 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François Parenteau, Radio-Canada, Censure, Souveraineté
mercredi, 21 décembre 2005
Fédéraliste ou rien d'autre
J'aime bien écouter Samedi et rien d'autre à la radio. Je grince un peu des dents lorsque Philippe Mollé parle de ses voyages en Polynesie sur la route du rhum ou lorsque l'animateur snobe les vins de dépanneurs mais tout de même l'émission vire plus souvent à gauche qu'à droite. Pourtant, François Parenteau qui livre des billets mordants chaque samedi, vient de se faire indiquer la sortie par la direction après avoir exprimé des opinions ouvertement souverainiste en ondes, et ce, au beau milieu d'un campagne électorale où la question nationale est centrale.
Pas étonnant de la part de Radio-Canada me direz-vous, en effet. Seulement, pour une entreprise qui se targue d'avoir un code journalistique béton et qui élève l'objectivité au rang de religion, la tasse est difficile à avaler. Est-ce que Monsieur Parenteau aurait subi le même traitement s'il avait prôné les mérites d'un Canada uni ?
21:10 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : François Parenteau, Radio-Canada, Censure, Souveraineté

